ENERGIE: Le moteur Pantone ? moteur à eau ?
 La nécessité étant la mère de l'invention et le recours au cheval n'étant pas nécessaire, Paul Pantome s'est mobilisé depuis 1979 dans la recherche et la mise au point de produits demandés par le public. Il lui a fallu passer quatre ans et rater plus de 350 essais avant de faire fonctionner un premier appareil qu'il a appelé carburateur Pantone, puis réacteur endothermique. Il a mis douze ans avant de comprendre pourquoi cela fonctionnait. Il a réalisé ensuite que cette invention destinée au bien de la Terre était un des cadeaux du Ciel qu'on lui avait prédit, tout comme l'arrivée de sa future compagne Molley Faischko. Mais cela a été un combat souvent difficile à cause des problèmes financiers.
Pour progresser et produire plus rapidement, il aurait fallu laisser le contrôle de la technologie aux mains de groupes visant le profit, mais cette option a toujours été refusée par Pantone. Certes le fait de conserver ce contrôle a retardé l'arrivée au stade actuel mais c'est mieux pour tous. Le souhait de Pantone n'est pas de saigner à mort l'individu mais de l'aider à aller de l'avant. Avec tous ceux qui rêvent de soigner la planète, Paul et Molley Pantone forment les voeux suivants : "Que l'on puisse vivre dans un monde en paix débarrassé des déchêts du développement technique dont les rejets souillent l'eau, l'air et le sol et qui nous a amené aux frontières de l'auto-destruction, que les gens s'entraident et que règne l'abondance."
Quand on demande à Paul Pantone s'il accepte de traiter avec tous les pays, il répond calmement : "Bien sûr, car tant qu'un pays déversera des déchets toxiques dans l'écosystème, la pollution continuera." C'est ainsi que Paul et Molley Pantone ont offert sur Internet, le 21 octobre 1999, tous les éléments permettant de construire soi-même un Processeur Multi Carburants GEET (par commodité, nous écrirons par la suite PMC-GEET).
Pollution, consommation, des gains stupéfiants
Le PMC-GEET répond au problème du réchauffement global de la planète et aux émissions de gaz à effet de serre et ce, grâce à une modification facile et rapide des moteurs. Le PMC-GEET peut :
- transformer les véhicules actuellement en circulation en véhicules à très faibles rejets.
- éliminer jusqu'à 99 % de la pollution émise par les voitures et les camions
- augmenter l'autonomie jusqu'à 300 % grâce à la consommation de toute l'énergie disponible et ce quel que soit le carburant utilisé
- détruire des déchets qui normalement polluent notre environnement
Un moteur modifié avec le PMC-GEET est aussi moins bruyant que les autres. Lors des essais, on n'entend que le bruit de la machine entraînée par le moteur. Cet avantage amène GEET à développer une nouvelle gamme de tondeuses à gazon silencieuses.
La durée de vie des moteurs transformés équipés du PMC-GEET est augmentée de 10 fois par rapport aux moteurs classiques dans lesquels les particules de carbone agissent comme du sable sur les pièces de moteur. Le premier prototype construit par Pantone a tourné 7000 heures avec huile et bougies d'origine alors que son équivalent en fonctionnement classique est donné pour 700 heures. Si l'on dispose un dôme transparent sur le haut du cylindre, on voit que, sur un moteur normal l'allumage saute d'un côté à l'autre sur tout le dessus du piston ce qui crée des pressions inégales, de la friction et de l'usure. Sur un moteur adapté à un PMC-GEET, l'allumage est complet, instantané et se fait même sur tout le dessus du cylindre. L'efficacité accrue du PMC-GEET vient du fait que le carburant gazeux homogène à l'intérieur du moteur brûle pratiquement 100 % du carburant sur un allumage alors que l'essence a des points d'ébullition de 30 à 220°C et des températures d'auto-allumage qui font que son efficacité est très basse et que le carburant est gaspillé. Il n'y a que la moitié du carburant qui est brûlée dans le moteur classique, le reste brûle sur les valves, le collecteur et tout ce qui reste brûle dans le pot catalytique. Voilà pourquoi, l'utilisation d'un moteur adapté au PMC-GEET voit son efficacité de consommation augmenter de plus de 200 %. Par exemple, la Ford Chevy "rétrofitée" ne fait plus que 5,6 litres aux 100 km par rapport aux 16,8 litres consommés avant. De plus, on voit un autre avantage sur le tuyau d'échappement car le moteur fonctionnant en chauffant moins, le silencieux ne devient pas chaud si on fait le réglage convenable selon le carburant utilisé. Certaines conversions peuvent même supprimer la présence du radiateur (lors de réglages défectueux il est même arrivé que de la glace se forme sur le tuyau). Tout ceci est dû à une réaction endothermique qui est un changement chimique accompagné d'une absorption de chaleur qui se passe dans la chambre de réaction.
Endothermique : s'applique à une transformation ou réaction qui absorbe de la chaleur au lieu d'en dégager - la fusion par exemple est une réaction endothermique, la décomposition de l'eau en est une aussi.
Principes de fonctionnement du PMC-GEET
Le processus de fonctionnement du PMC-GEET utilise le vide et la chaleur produits par un moteur à combustion interne ayant un allumage à bougies. Le système consiste en un tuyau d'échappement, une tige réacteur et une chambre à pyrolyse. Le tuyau d'échappement a une extrémité connectée directement au collecteur d'échappement et l'autre à la chambre à pyrolyse. Le carburateur classique et le système d'échappement (pot catalytique compris) ne sont pas nécessaires.
 Modèle de démonstration du PMC-GEET adapté à différents moteurs
La tige réacteur formée d'une tuyauterie exigüe est reliée à la chambre interne de la chambre à pyrolyse à une de ses extrémités et va du tuyau d'échappement (en position centrale) au moteur et dépasse d'environ 15 cm du collecteur d'échappement où il est connecté avec une valve d'entrée d'air et à partir de là, entre dans le collecteur d'entrée. Il n'y a pas besoin de modifier le moteur lui-même si c'est un modèle à allumage à étincelles. Une des gaz d'échappement est captée à l'extrémité de la chambre du tuyau d'échappement et envoyée dans la chambre interne au collecteur d'échappement à l'autre extrémité, mélangée avec le carburant prétraité et vaporisée sous un certain vide (pression négative) fournie par le moteur et si nécessaire par une pompe à vide auxiliaire. Il est intéressant de remarquer que la température de l'échappement à l'émission finale est de 1 ou 2 degrés inférieure à celle de la température ambiante de l'entrée d'air. Si le tuyau à champ de plasma est trop court ou trop long par rapport à la densité du carburant utilisé, l'extrémité la plus proche du moteur est surchauffée ou bien de la glace se forme sur l'autre extrémité.
Le plasma : un phénomène mal compris mais réel
On peut décrire le phénomène qui se passe dans le PMC-GEET de Pantone comme étant un éclair contrôlé. Quand dans la nature, les masses d'air chaud et froid entrent en collision en se déplaçant en sens inverse, il se produit une décharge électrique, soit un jet, soit une boule d'énergie. Cela dépend si la masse d'air a une conductivité correspondant à un type de décharge radial ou longitudinal. De nombreuses décharges de ce genre ne nous sont pas visibles, d'autres sont amplifiées par l'humidité et rayonnent dans un champ d'énergie perçu comme une lumière colorée. C'est quand le champ électromagnétique est aussi bien radial que longitudinal et équilibré pour créer le centre de la réaction de plasma qu'il est à son maximum d'efficacité.

Dans la nature, l'éclair peut donner des températures allant jusqu'à 32.000° C et 1 milliard de volts. C'est ce champ de plasma auto-généré qui est à l'oeuvre dans le PMC-GEET dans la chambre de réaction sans utiliser de source d'énergie extérieure ou de pièces qui s'usent. Les composants du PMC-GEET permettent le transfert de la quasi totalité de la chaleur produite dans le plasma qui stabilise ensuite le champ magnétique autant qu'il augmente le flux d'électrons pour n'importe quel besoin, à la demande. Le plasma est créé à volonté puisqu'on utilise un champ magnétique stable, auto-entretenu et que l'on n'a pas le problème des amas de plasma aléatoires et que chaque molécule est maintenue à un potentiel constant tributaire de la demande et que celle-ci contrôle le champ qui se stabilise lui-même dans un rapport spécial. Le plasma concentré dans le tuyau intérieur sur la tige de réaction forme une boule de plasma que les vapeurs de carburant traversent en les transformant en gaz naturel synthétique riche en hydrogène. La charge de plasma est si forte qu'un outil oublié sur la chambre de réaction d'un gros moteur en fonctionnement devient si magnétisé qu'il faut les deux mains pour l'arracher à un objet métallique.

Tout film ou bande vidéo situés à environ un mètre de la chambre de réaction sera surexposé ou effacé définitivement sans possibilité d'enregistrer à nouveau. Des métaux non magnétisables et du verre ont aussi été magnétisés avec un PMC-GEET de Pantone. Il y a d'autres effets possibles : la perte des codes magnétiques de cartes de crédit comme le Dr Wood l'a expérimenté à ses dépens. De nombreux essais ont été faits avec des appareils électriques extérieurs dans le but d'améliorer la production de plasma dans le PMC-GEET mais ils ont tous échoué. En effet, l'interférence venant de l'extérieur s'oppose au champ électromagnétique "naturel" créé de manière autonome dans le PMC-GEET ce qui provoque l'effondrement de la totalité du champ magnétique, et tout s'arrête. Dans le PMC-GEET, le mouvement interne converge dans la direction spécifique du flux de plasma créé ce qui rend ainsi le champ magnétique plus puissant et améliore la dissociation moléculaire ou atomique. Sans l'augmentation en proportions égales de tous les autres éléments, il ne faut pas s'attendre à ce que l'intensification arc électrique/champ magnétique soit une raison suffisante à la réussite de n'importe quel essai. Quand la réaction de plasma idéale a été créée, c'est le moment de faire varier de concert en les augmentant ou non tous les paramètres visant à satisfaire à une, augmentation ou une diminution du flux de plasma. La recherche relative au PMC-GEET a été empirique (Pantone la compare à celle d'Edison lorsqu'il mettait au point l'ampoule électrique). Elle a permis de vérifier que l'invention fonctionne bien, mais il faudrait des théories et des modèles informatisés pour l'amener à optimiser toutes ses possibilités. Pour cela, il est nécessaire que des scientifiques à l'esprit "ouvert" s'impliquent. Devant des prototypes qui fonctionnent bel et bien, les scientifiques devraient comprendre facilement cette technologie. Malgré les invitations adressées à des centaines de scientifiques, seuls quelques-uns ont assisté à des démonstrations. Les nombreux financiers potentiels qui ont vu eux-mêmes démonstration sur démonstration se sont rangés à l'avis de gens dit "qualifiés" qui n'ont eux-mêmes pas pris le temps de venir voir les appareils. Le plus grand obstacle à l'implication des scientifiques tient en un mot : "Impossible"
Le Dr Grant Wood qui a travaillé avec GEET a un terme plus approprié pour parler du PMC-GEET "Atypique". Il est difficile de faire réaliser des tests dans de grands laboratoires comme Lawrence Livermore, Southwest Research Lab... Il faut d'abord les convaincre que ça fonctionne et ensuite avoir énormément d'argent car les responsables des laboratoires ne veulent gaspiller ni leur argent ni leur précieux temps. En fait, ils ne comprennent tout simplement rien à cet appareil.
Expérimentations présentations et réactions
Une présentation a été faite à l'intention de Mike Striskl, chargé des nouvelles technologies au Département Transport du New Jersey. Kevin Britton (distributeur pour le New Jersey) et Mike et Faith Holler avaient apporté leur moteur Tecumseh de 10 CV modernisé "rétrofité" avec le PMC-GEET. Avec l'essence, les résultats en dépollution ont été stupéfiants. Malheureusement le mélange introduit dans le système et composé d'essence, de térébenthine, d'eau, de diesel, d'huile moteur usée et de fluide de transmission auquel on avait ajouté un dégraissant comme surfactant a fait caler le moteur. Néanmoins, au vu des excellents résultats en dépollution: 0.00 % de Monoxyde de carbone, 0.00 % de Dioxyde de carbone et 12 ppm d'hydrocarbures, une autre démonstration a été programmée deux semaines plus tard. Et là, outre les représentants de GEET et distributeurs dont nous avons parlé précédemment, y assistaient des envoyés du Ministère des transports, des scientifiques, des personnes de VEPA et de l'Armée.
La présentation fut réussie, même si, chez GEET, on pense qu'elle aurait pu être plus fignolée. En effet le matériel présenté n'était pas arrivé au stade abouti, prêt à la production. Dave et Paul de chez GAR avaient fait 4000 km avec leur Chevy 350 pouces/cube pour venir au New Jersey et n'avaient pas eu le temps de l'astiquer ce qui ne les a pas empêchés de faire une excellente démonstration avec, pour la première fois du diesel dans leur moteur. John Bolus avait apporté son appareil à flotteur, un alternateur et un démarreur électrique, et il a pu faire fonctionner son appareil pendant 3 jours avec le genre de mélange cité ci-dessus et qui n'avait pas réussi lors de la première présentation. Tous les records anti-pollution étaient battus, et au bout de 20 minutes, le scientifique qui procédait au test disait "Coupez tout, j'en ai assez vu !"
Le représentant de Tecumseh, qui devait apprécier la façon dont la technologie de Pantone était perçue par des consommateurs potentiels, pouvait maintenant se rendre compte son impact. Le consultant de l'armée songeait à certaines utilisations positives aux fins de nettoyage de certaines "saletés" peu appréciées par les populations environnantes. Quant aux scientifiques abasourdis parmi lesquels des gens désireux d'aider à expliquer le PMC-GEET, leur visage exprimait un "C'est impossible !" ou ils en restaient bouche bée.
Cette présentation a ouvert à GEET de nombreuses portes ce qui permit à la société d'accélérer ses recherches et d'accéder plus vite au stade de la production. D'autres présentations sont prévues et Paul et Molley Pantone prennent des rendez-vous. La société GEET souligne qu'il est important de présenter sa technologie aux diverses instances locales et gouvernementales. Les divers ministères supervisent la fabrication et l'élimination de nombreuses substances dangereuses. S'ils pouvaient bénéficier de la technologie du PMC-GEET, ce serait un bien pour tous.
Lors d'un contrôle (filmé) de pollution dans une station de Californie, le moteur à essence d'un PMC-GEET a fonctionné au pétrole brut, et l'échappement était plus propre que l'air ambiant ! Les mesures de monoxyde de carbone, de dioxyde de carbone et d'hydrocarbures étaient à 0,00 et l'oxygène à 21,1 !
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Contrôle des émissions de la VW
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Gaz
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Résultats (en PPM)
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Limite (en PPM)
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| Hydrocarbures |
77
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525
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| Monoxide de carbone |
0.13
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5.63
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| Dioxyde de carbone |
12.5
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N/A
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| Oxygène |
2.6
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N/A
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| Oxyde d'Azote |
1322
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3427
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Autre exemple, un moteur à essence classique rejetait 999 ppm (parties par milliard) d'hydrocarbures, après conversion, il n'émettait plus que 11 ppm ! On se demande si l'industrie automobile peut arriver à battre un tel record, faut-il les croire quand ils disent "qu'ils font tout" pour purifier l'air que nous respirons ?
De nombreux témoins ont même parlé de l'odeur printanière dégagée par l'échappement ! Un clin d'oeil, le sigle choisi pour la société est GEET et Pantone a appris par la suite que geet en Inde et au Pakistan évoque le parfum des fleurs... Lors d'un autre essai, le moteur a été monté avec un système en boucle et a fonctionné sans apport d'air de l'extérieur en aspirant son propre échappement et par conséquent sans rejets. La ville de Mexico, malheureusement réputée pour son niveau de pollution élevée, est intéressée pour appliquer la technologie PMC-GEET à d'énormes quantités de déchets toxiques, pour la plupart du pétrole mélangé à de l'eau et impropre au raffinage, mais cette "contamination" par l'eau convient parfaitement au PMC-GEET. Avec cette technologie, il est possible de transformer ces nuisances en carburant et de produire de l'électricité tout en vidant des citernes sans polluer l'air avec du gaz carbonique et des hydrocarbures. L'impact financier d'un tel programme de dépollution est phénoménal. Le gouvernement Mexicain qui doit faire face depuis des années à une pénurie de courant à Mexico, projette de construire des installations destinées à fabriquer le PMC-GEET chez eux. Ainsi, l'économie gagnerait en stabilité, l'air en pureté, de plus cela résorberait du chômage.
Il existe d'autres applications du PMC-GEET, en plus de la production d'électricité dans des centrales le dessalement de l'eau de mer, le pompage... toutes installations qui achèteraient le carburant toxique destiné à leur fonctionnement tout en évitant les transports dangereux et coûteux de la côte Est à la côte Ouest. Le Canada qui effectue des tests sur le PCB et autres déchets toxiques a essayé un appareil PMC-GEET de 10 CV et les résultats ont été jugés intéressants. Autre projet chez GEET dont on ne peut prévoir la durée de la phase d'essais mais qui est formidablement excitant : commencer des tests sur la capacité du PMC-GEET à évacuer de notre environnement des déchets nucléaires...
Application aux moteurs VW
Mais c'est sur un moteur de VW refroidi à air que les travaux ont d'abord le plus avancé. Ce choix vient du fait que Mexico a particulièrement besoin de trouver des techniques de dépollution et que ces moteurs sont toujours produits et vendus à Mexico (80 % des taxis de la ville de Mexico sont des VW) ainsi qu'au Brésil. GEET s'était fixé les objectifs suivants en "rétrofitant" la "Coccinelle VW" :
- réduire la pollution de 50 %
- augmenter l'autonomie de 50 %
- avoir une puissance raisonnable, le tout à un coût abordable.
 Le V-8 de la Ford Chevy retrofité GEET
Les mesures ont été faites selon les standards en vigueur dans l'Utah. Sur une vieille Coccinelle de 1969 au moteur si fatigué qu'il n'aurait pu passer au contrôle avec succès sans avoir été entièrement refait, l'autonomie a été augmentée de 50 à 80 %, et les émissions d'hydrocarbures réduites de 99 %. Avant modification, le moteur (à essence) émettait 2400 ppm d'hydrocarbures, ensuite il est descendu à 11 ppm. Avec de tels résultats, une Coccinelle VW 1969 qui n'a ni pot catalytique, ni soupape EGR, ni module de contrôle électronique, ni détecteurs, ni contrôle d'émissions d'aucune sorte peut passer haut la main les contrôles de pollution. On avait dit à Pantone que cette coccinelle avait une consommation située entre 8,4 et 10,7 litres.
 Moteur VW "Coccinelle" retrofité de GEET
Une fois modifiée avec le PMC-GEET, la consommation passait à 6 litres et est descendue en dessous des 4,7 litres depuis. Sa vitesse de pointe de 130 km/heure est supérieure aux limites en vigueur. Pour un utilisateur non averti de la présence du PMC-GEET, la voiture a gardé puissance et souplesse. Et pour cela, rien de plus simple, monter dans la voiture, tourner la clé et attendre 15 secondes que le réacteur chauffe avant de partir ! Le prix du kit pour la VW serait de $1250 mais au fur et à mesure de l'augmentation des ventes, il devrait chuter. Des sociétés adaptant des injecteurs sur des voitures pratiquent le même genre de tarif et même plus élevé pour des systèmes qui réduisent la pollution de 5 à 10 % seulement, tout en augmentant l'autonomie de 3 à 5 % avec une faible augmentation de puissance. Pour l'installation, rien de plus simple, rien à couper ou percer, le kit convient à n'importe quel châssis avec un moteur VW refroidi par air ou à cylindre à plat. Pour une personne moyennement habile, tout peut être fait en 2 heures. Il faut juste remplacer le tuyau en "J" (départ des gaz brûlés vers le réacteur) du cylindre n°1 du côté passager par la chambre de réaction, remplacer le carburateur par la valve de contrôle d'air, boulonner le carburateur à changement de phase (carburateur de tondeuse modifié) et faire les liaisons et alimentations. Les réglages fins ne devraient pas prendre plus de 15 à 30 minutes.
Les produits déjà disponibles
Pour le PMC-GEET modèle 1 pour les VW "Coccinelle" refroidies à air, les Karman Ghias et les bus avec moteurs verticaux VW, GEET en est arrivé au stade de la production. Les VW refroidis à air ne représentent qu'une petite partie de l'iceberg des possibilités offertes par le PMC-GEET. De nombreux moteurs refroidis par eau de VW Volvo, BMW, Fiat, Peugeot, des véhicules à anciens carburateurs de chez Mercedes, des modèles venus d'Asie etc... sont également intéressants à moderniser. La modernisation des diesels est assez simple. Il faut enlever la liaison de prise de la pompe à injection et la laisser vide, puis installer là soupape de contrôle d'air sur l'admission, chauffer le bulleur et placer la chambre de réaction dans l'échappement comme on le fait dans le cas du moteur à essence. La pompe à injection fournit (allumage pour la combustion au lieu des bougies). On peut aussi bien adapter des moteurs à injection, la seule difficulté étant la présence d'informatique dans la voiture. Pour tromper l'ordinateur de bord et lui laisser croire qu'il a encore le moteur en charge, il faut lui laisser contrôler d'autres aspects du véhicule comme l'approvisionnement en carburant, le timing des étincelles, le contrôle de vitesse etc... Depuis des années, chez GEET on parle de kits, mais même en ayant un bel atelier de R&D et en sortant 3 ou mieux 5 nouveaux kits par semaine, il faudrait trop de temps pour toucher 50 % des véhicules en circulation.
 Camion équipé d'un PCM-GEET
Au lieu des kits, GEET produit des chambres de réaction, des valves de contrôle d'air, des vaporisateurs de carburant et du matériel permettant à l'installateur d'enlever le carburateur, couper une partie de l'échappement, installer les différentes pièces, cintrer les tuyaux et connecter les différentes prises, ce qui permettrait de toucher en un an 95 % du parc automobile. GEET commercialise les plans permettant d'équiper de nombreux moteurs courants.
- Pour un petit moteur ou un générateur jusqu' à 20 CV: $75.00
- Pour une VW avec les descriptions précises provenant du premier kit en production : $150.00
- Pour 10 voitures ou générateurs avec en bonus les plans Deluxe pour l'alimentation, d'une maison $950.00
Avec le principe du kit, la modification coûte dans les $1250 plus $250 d'installation. Avec les pièces $900 environ et $600 d'installation ce qui revient à peu près au même. Mais la grande différence tient au fait que l'adaptation des véhicules peut être plus rapide quel que soient leurs marques et leurs modèles.
Les prolongements de l'invention de Pantone sont nombreux : en plus des travaux sur les véhicules à injection, on trouve les appareils de chauffage, les tondeuses silencieuses, les groupes électrogènes et également un appareil électrique destiné à produire de l'eau à partir de l'air, un tel appareil de 5 kW pourrait fournir, selon l'humidité de l'air ambiant, jusqu'à 10.000 gallons d'eau pure par heure. Mais là encore, reste le problème de financement.
Générateurs électriques
Modernisés avec la dernière technologie GEET, ces générateurs 5 kW Coleman sont alimentés avec des moteurs Tecumseh 4 temps de 10 CV dont le fonctionnement est fiable. Ils ont des chemises en fonte de fer, une coupure automatique lorsque le niveau d'huile est bas, un allumage électronique et une longue durée de vie. Ces groupes électrogènes peuvent donner jusqu'à 5kW à 120 ou 240 VAC (volts en courant alternatif ) pour tous les usages du type dépannage, camping. Ils pèsent environ 30 kg et s'inscrivent dans un volume de 60 cm3 . Ces adaptations sont plutôt destinées aux personnes ayant déjà des générateurs mais désireuses de commencer à se servir de la technologie de PMC-GEET.
 Des générateurs 5kW de Coleman
D'autres modèles plus gros sont prévus, avec délais de livraison de 6 à 9 semaines, parmi eux :
- 7,2 kW 120/240 V Générateur Winco moteur à refroidissement à eau : $ 3500
- 10-12 kW moteur 3TC Toyota à générateur entraîné par courroie : $5500
- 12 kW moteur 4 temps diesel Isuzu , nouveau générateur 12 kw avec entraînement direct : $5900
- 20 kW Package Standby V-4 Ford industrial, générateur à un palier dans une enceinte : $11240
On peut aussi faire fonctionner ces générateurs avec du méthane provenant de fosses septiques, en le faisant passer dans une grande cuve servant de barboteur grâce à un tuyau vertical descendant à environ 30 cm du fond pour y attirer de l'air frais et en recueillant les gaz par un autre tuyau au bord du couvercle. On modifie ensuite le moteur pour qu'il puisse passer de l'essence au méthane, et après démarrage sur l'essence, on bascule sur l'alimentation au méthane. Une famille moyenne de 4 personnes peut produire suffisamment de méthane pour alimenter un générateur 8 heures par jour.
Première expérience réussie en France (Essais du 20/09/2000 effectués suivant les indications de fabrication données par Paul Pantone, reprises par Jean-Louis Naudin)
Le réacteur à plasma et les adaptations ont été faites par M. David.
Afin d'être dans un cas défavorable, les essais ont volontairement été effectués avec un moteur au rebut. Il s'agit d'un moteur de motoculteur, de 240 cm3, à 4 temps, de marque Honda, en mauvais état général, et consommant de l'huile.
Le premier essai a été effectué avec du super 95 pur. Le deuxième essai a été effectué avec du super 95 additionné de 40 % d'eau du robinet. Le troisième essai a été effectué avec du super 95 additionné d'environ 70 % d'eau du robinet.
Dans le meilleur des cas, malgré des réglages manuels approximatifs et quelle que soit la proportion d'eau dans le mélange, l'analyse des émissions faite en plaçant la sonde au tuyau de sortie des gaz indique que :
- le volume de Monoxyde de carbone (CO) peut descendre à 0,2 - 0,3 %
- le volume de Dioxyde de carbone (C02) peut descendre à 12 - 13 %
- le CO moyen est descendu à 0,2 - 0,3 %
- le nombre de ppmi d'hydrocarbures (HC) peut descendre à 150
- le volume d'oxygène tourne autour de 2 à 3 %
Les mesures (reprises dans la page de Jean-Louis Naudin que nous reproduisons ci-après) sont celles du deuxième essai avec du super 95 additionné de 40% d'eau du robinet.
Remarque : l'adaptation que nous avons réalisée à partir des indications de Paul Pantone n'est certainement pas optimale puisque les dimensions utilisées sont celles de moteurs de 2 à 3 litres. De plus, nous n'avons aucun pot d'échappement, ni aucune régulation à l'admission. Nous avons présenté plusieurs fois un mouchoir blanc au-dessus de l'échappement et constaté qu'il restait blanc. Nous n'avons senti aucune odeur particulière même en mettant le nez au-dessus de l'échappement, et même à la suite d'accélérations brusques. Les résultats relatifs à la dépollution sont stupéfiants et ont pu être observés par tous. On peut se demander ce que seront les résultats avec un bon moteur, bien réglé, avec un taux de compression adapté, nos résultats étant probablement altérés à cause de la présence d'huile due à un cylindre largement rayé suite à un serrage antérieur.
Les Conseils de Quant'Homme pour adapter votre PMC (Par M. David)
"A la demande simultanée de mon ami Jean-Louis Naudin et de mes amis Soarès, créateurs du site Quant'Homme, j'ai entrepris la réalisation d'un prototype du Processeur à Multi-Carburants GEET de Monsieur Pantone. Les 13, 14 et 15 septembre 2000, j'ai réuni les matériaux nécessaires et les ai assemblés selon les plans et explications fournis sur le site Internet de Monsieur Pantone. Ces plans sont élaborés pour permettre à n'importe quel bricoleur de réaliser très rapidement et à moindre coût l'invention en utilisant des éléments tout prêts, disponibles dans la plupart des rayons plomberie decertaines grandes surfaces ou autres magasins de quincaillerie ou chauffagistes.
J'ai respecté tout particulièrement les dimensions de la partie réacteur, c'est-à-dire que :
- le tube extérieur est du tube de chauffage 26/34, longueur 30 cm
- le tube intérieur est du tube chauffage 15/21 de longueur 40 cm
- la tige à l'intérieur du tube 15/21 fait 13 mm de diamètre et 30 cm de longueur
Comme vous trouverez difficilement une tige d'acier mi-dur ou STUB de diamètre 13, vous pouvez prendre du diamètre 12, moi j'ai utilisé du STUB de diamètre 13 (le STUB est un acier rectifié de haute qualité, mais un acier genre fer-à-béton peut convenir). Ayant à disposition un atelier de mécanique, je n'ai eu aucune difficulté à réaliser les différents petits usinages préconisés par Monsieur Pantone, mais avec des limes et un peu de patience vous pouvez y parvenir aussi. J'ai utilisé des vannes à boule de 3/4 de pouce à la place des vannes de 1/2 pouces, parce que je les avais en stock. J'ai utilisé un vieux moteur de motoculteur qu'il m'a fallu remettre en état (rodage de soupapes etc...) de marque Honda, de 240 cc à 4 temps. Il faut évidemment utiliser systématiquement des moteurs à 4 temps qui possèdent leur graissage car les moteurs à 2 temps graissés par le mélange essence-huile ne peuvent convenir puisque l'huile ajoutée dans le carburant n'atteindra jamais le moteur et sera transformée en gaz synthétique (hydrogène).

Le 15 septembre au soir, toute mon installation était prête à démarrer, installée sur une simple planche posée sur le sol en respectant l'orientation Nord-Sud du réacteur conseillée par Pantone (sortie réacteur côté Nord). Je mets dans le bidon un demi-litre d'essence de mélange à 5 % d'huile que j'utilise habituellement pour ma tronçonneuse (je n'avais que cela sous la main). J'ouvre toutes les vannes à fond, avec une burette, j'introduis un peu d'essence dans la vanne tout près de l'admission du moteur, je tire sur la ficelle, le moteur toussote un peu mais ne se lance pas. Je rajoute un peu d'essence avec la burette et je ferme toutes les vannes à moitié. Je tente à nouveau un départ, le moteur démarre franchement, quelques tours et l'échappement fume comme celui d'un moteur normal. Puis rapidement, en manipulant au hasard les vannes, et en moins de 5 secondes, le moteur prend de la vitesse et obéit immédiatement à mes manipulations de vannes et à ma stupéfaction, plus aucune fumée ne sort de l'échappement. Toujours à ma stupéfaction et après seulement une trentaine de secondes de fonctionnement, le moteur réagit de mieux en mieux à mes manipulations de vannes et est capable d'atteindre une vitesse très importante ou de tenir un ralenti extrême. Je constate que, selon la position des vannes, je fais tenir au moteur tout régime de vitesse de façon stable. Les accélérations sont nettes et instantanées et, à chaud, le moteur redémarre sans problème, sans mettre d'essence dans la première vanne. Pendant le fonctionnement, on peut, constater à travers les parois du bidon-bulleur le bouillonnement plus ou moins intense selon la vitesse du moteur et qui est donc produit par une partie des gaz d'échappement détournés (réglables par la vanne sur la sortie d'échappement).
Les jours suivants, le moteur a toujours fonctionné de la même façon sans problème. Finalement, le 20 septembre, nous nous sommes rendus chez un garagiste, nous avons fait le contrôle de pollution, avec de l'essence, puis avec un mélange d'essence avec 40 % d'eau et enfin avec 70% d'eau dont on peut voir les résultats ci-dessus. Maintenant, il nous reste beaucoup à faire pour comprendre et adapter à nos désirs et nos besoins l'incroyable invention de Monsieur Paul Pantone, et maintenant, à vous de jouer !!!"
Si vous reproduisez l'expérience et si vous voulez échanger vos commentaires, idées, astuces etc... allez sur le site de QuantHomme ou venez nous en faire part sur notre forum.
Même si la reproduction d'un PMC-GEET ne présente pas de risque, nous ne sommes pas responsables des éventuels déboires subis par de futurs expérimentateurs.
Expérimentation du réacteur PMC Pantone sur un moteur de type Citroën 2CV.
Réalisé à l'université de technologie de Compiègne par LEFEBVRE Julien et NGUYEN Marc
Introduction
L'actualité des derniers mois a montré un renforcement des besoins en énergies alternatives. En effet le baril de pétrole ne se négocie plus en dessous de 60 dollars à la bourse. De plus, le 16 février 2005 est entré en vigueur le protocole de Kyoto.
Dans le cadre fixé par cet accord, l'Union Européenne s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8 %.
Les transports prennent une part prépondérante à ces émissions de gaz à effet de serre. Il apparaît donc urgent et nécessaire de réaliser d'importants progrès sur les rejets des pots d'échappement de nos véhicules.
C'est dans cette optique qu'entre le procédé Pantone, permettant de réduire les consommation et émissions polluantes d'un moteur à explosion interne classique.
Ce procédé simple utilisant la chaleur d'échappement ainsi que de l'eau est encore mal compris et peu de documentation fiable est disponible à son sujet.
Nous nous sommes donc proposé de réaliser un réacteur Pantone sur un moteur de 2CV afin de tester le fonctionnement de cet appareil. Ce travail a eu lieu dans le cadre d'une UV TX qui a été entièrement réalisée à l'atelier TN04. Le présent rapport expose le projet, sa réalisation et les résultats obtenus.

Synthèse
Cette UV TX a atteint son objectif qui était de réussir à faire fonctionner le moteur avec le réacteur Pantone. Nous avons pu constater que cet appareil semble être une piste intéressante pour étudier la dépollution des moteurs à l'aide d'eau. Beaucoup d'inconnues persistent malgré tout et beaucoup d'études seront encore nécessaires pour pouvoir expliquer et exploiter le réacteur PMC Pantone.
Les six mois que nous avons passés à réaliser ce travail ont été l'occasion de mobiliser nos connaissances scientifiques et nos capacités techniques pour mener une réflexion sur la possibilité de rouler plus proprement en consommant moins.
Nous envisageons d'ailleurs de poursuivre nos travaux sur les procédés de dépollution à eau en dehors du cadre pédagogique, par des réalisations nouvelles, faites dans le cadre privé ou éventuellement associatif.
Nous pensons par ailleurs qu'il serait très intéressant de proposer à d'autres étudiants de l'UTC de reprendre nos travaux pour les mener plus loin.
Comment construire un moteur Pantone ?
Vous voudriez construire un moteur non polluant et qui ne consomme presque pas de carburant ? Voici une rapide présentation de l'invention de Paul Pantone, suivit des plans. Vous n'avez plus qu'à vous lancer dans l'aventure !
Le "processeur multi-carburants" ou réacteur à plasma endothermique
Le principe
Le système s'applique pour tous moteurs thermiques (moteurs de tondeuse et motoculteur 4 temps, moteurs de voiture et camion à essence ou diesel, groupe électrogène, chaudière de chauffage central à fuel, etc… le but est d'utiliser un carburant contenant 25% d'hydrocarbures (essence, fuel, huile de vidange usagée, pétrole brut, etc…) + 75% d'eau (eau de pluie, de puits, du robinet ou bien provenant tout simplement du système d'épuration de vos eaux grises et vannes, etc…). En fait, ce n'est pas l'eau qui est intéressante, mais l'hydrogène quelle contient.
Comment ça marche
Ce multi-carburants est portée à ébullition dans un réservoir grâce aux gaz d'échappement qui y sont conduits par le biais d'un bulleur. Nous obtenons là, ce que nous pourrions appeler une micro raffinerie, puisque nous retrouvons le même procédé de distillation du pétrole brut utilisé en industrie pétrolière. Les vapeurs d'hydrocarbures et d'eau dégagées par l'ébullition passent dans le fameux réacteur à plasma (plasma=gaz électrifié) où se reproduit le principe de l'orage. La décomposition thermochimique du mélange eau/carburant s'effectue dans ce réacteur. La vaporisation de ce nouveau mélange dans la chambre d'admission crée de l'hydrogène disponible, qui, mélangé au carburant, génère un hydrocarbure à haut rendement.
Avantages de ce système
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Elimination à concurrence de 99% des rejets de la pollution générés par les voitures et les camions
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Augmentation l'autonomie de votre moteur jusqu'à 300%
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Dépollution de notre environnement en réutilisant nos déchets
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Augmentation de la durée de vie des moteurs par 10
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Suppression de tous les carburateurs et pots catalytiques, dont ces derniers sont loin d'être aussi efficaces comme on veut nous le faire croire
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Réduction considérable de sa facture de transport
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Réduction de l'exploitation des ressources naturelles
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Réduction des risques de pollution de nos océans (Erika en Bretagne et les autres…)
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Etc…
Paul Pantone
Cet inventeur à déposé un brevet international n° US005794601A1 pour son "processeur multi-carburants Geet", il a travaillé seul et sans l'aide d'industriels à l'esprit mercantile et cupide. Afin de se rendre crédible, il a eu l'excellente idée de diffuser GRATUITEMENT les plans pour équiper tout moteur inférieur à 20ch, celui d'une tondeuse à gazon en l'occurrence. De cette manière, vous allez pouvoir vérifier l'information que l'on vous transmet, pour un coût inférieur à 400 francs, en fabriquant votre kit à partir de matériaux que vous trouverez dans tous magasins de bricolage, au rayon plomberie.
Conclusion
Je pense qu'il est judicieux de ne pas travailler seul dans son coin, nous n'avons rien à cacher ou à s'approprier, travailler à plusieurs permet d'avancer (d'évoluer) plus rapidement. Il faut transmettre l'information sans réticence, nous sommes tous sur "le même bateau", lorsque notre planète mère aura atteint le point de non retour, qu'elle sera à l'agonie, elle n'épargnera personne ! D'ailleurs, n'a t-elle pas déjà commencée ?
Déjà enfant, j'entendais parler d'invention concernant le moteur à eau (à hydrogène) et que ceux qui y travaillaient disparaissaient ou bien avaient des "accidents". C'est ce qui s'est passé tout récemment aux USA avec Stanley Meyer, mort en 1999 dans de douteuses circonstances. En effet, ce dernier venait de mettre au point une voiture fonctionnant à l'hydrogène par électrolyse de l'eau, sa voiture était prête à être commercialisée. Quand on veut rester seul à connaître un secret, on est une proie extrêmement facile pour ceux que l'on dérange. Paul Pantone l'a bien compris, il ne doit pas avoir envie de subir le même sort, c'est pourquoi je pense qu'il a décidé de diffuser l'information à l'échelle planétaire par le biais d'internet. En effet, il est beaucoup plus difficile de "supprimer" des millions de personnes qu'une seule. Je pense que c'est trop tard pour la censure, la "machine" est en route ! A vous de continuer le mouvement perpétuel, qu'est la transmission de l'information, en faisant des copies des plans que vous trouverez ci-dessous et de les distribuer tout autour de vous.
Informations complémentaires
Voici le site de référence des énergies libres. Vous y trouverez grand nombre d'expériences réalisables par tout bricoleur moyen, concernant les travaux réalisés de part le monde par des chercheurs soucieux de notre environnement. Le point fort de ce site est : "LE PROCESSEUR MULTI-CARBURANTS DE PAUL PANTONE". Trouvez-y Gratuitement les plans, photos, vidéos, tests et résultats, afin de faire fonctionner tout moteur thermique <20ch (une tondeuse à gazon dans le cas présent) par un mélange comportant 75% d'eau + 25% d'essence.
Par Jean-Jacques ANDERSON
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Samedi 24 décembre 2005
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11:17
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L'iPod passe à la vidéo
iPod vidéo, télécommande, achat de vidéos clips et de séries télé... Ce mercredi s'est tenu l'un des événements les plus attendus d'Apple, qui marque sans doute la première étape d'une révolution, en progrès, du marché de la vidéo. Tf1.fr vous narre l'événement comme si vous y étiez.
C'était l'un des événements les plus "événementiels" d'Apple : un mystère resté complet jusqu'au tout dernier moment, des rumeurs plus confuses les unes que les autres, et un buzz qui enflait de jour à jour, bien aidé par l'ampleur de la chose : des centaines de journalistes et personnalités invités au San Jose Theatre, en Californie, et près de 300 journalistes venus de toute l'Europe pour assister à Londres à une retransmission satellite de l'événement. On ne pouvait pas, raisonnablement, s'attendre à peu. Pas avec un tel... investissement. On n'allait pas être déçu.
Enfin, un iMac Media Center
Et Steve Jobs a commencé comme d'habitude : "we've got amazing stuff to show you", presque de la routine. Mais là, il annonce trois actes. Et direct, sans presqu'aucun baratin, un nouvel iMac est donc annoncé. Plus fin, avec caméra intégrée, un logiciel de photos d'identité rigolo et totalement inutile, et Front Row, une "télécommande dans le style d'Apple". Elle ressemble à un iPod Shuffle et transforme (enfin) votre ordinateur personnel en centre multimédia... comme les Media Center sur les PC, une fonction que l'on attendait depuis fort longtemps sur les macs. Accès direct par télécommande à votre musique, vos vidéos, vos photos à travers une interface animée et conviviale, soit une fonction qui, sans être révolutionnaire, est plus que bienvenue, tant elle commençait à manquer aux Macs, laissés pauvres face au PC. Mais Steve Jobs est un malin, et se gausse aussitôt des télécommandes PC (40 et quelques boutons) énorme et peu commodes face à la sienne et ses six boutons.
L'iPod vidéo
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| L'iPod change d'ère - © Christophe Abric |
Acte deuxième, entre l'iPod. 75% du marché des lecteurs mp3, rupture de stock sur le Nano, et... "il est temps de remplacer l'ancien iPod... voici le nouveau.... et oui, il fait de la vidéo". Applaudissements. Un iPod super fin, avec un grand écran, capable de décoder en temps réel le codec haute def H264, avec des capacités de 30 et 60 Gb... 31% plus fin que le 20 Go de l'ancien, (12% pour le 60 Go), et à un prix très raisonnable : 349 euros pour le 30 Go, 469 euros pour le 60 Go. La concurrence est, au minimum, à 50 euros de plus.
Mais alors... quoi de plus ? Une nouvelle pub "silhouette" dans laquelle il réussit à obtenir Eminem, et comme de bien entendu, iTunes.
L'achat de clips, une fausse bonne nouvelle
Depuis la sortie du couple iPod / iTunes, Steve Jobs est connu pour ne jamais sortir un produit s'il n'a pas de quoi fournir le média censé le remplir. Donc, voici iTunes 6. Le suspense dure : trois fonctions anodines de recommandation d'achat, et enfin ? Enfin : la vidéo : "il nous fallait un moyen d'acheter de la vidéos", annonce Jobs... Mais c'est une déception qui suit : ce ne seront pas des films, mais des clips, que l'on pourra acheter, 220,000 d'entre eux.
A ce moment, on est déçu, car cela est une double mauvaise nouvelle. Tout d'abord, Apple n'a pas encore réussi à faire sur le cinéma ce qu'il avait fait pour la musique, soit créer un modèle économique qui s'impose à tous. Ensuite, il entend réussir à vendre ce qui jusqu'ici était offert. Depuis des années, depuis leur généralisation et leur développement rendu possible grâce à MTV et autres chaînes musicales, les vidéos clip étaient destinés à promouvoir la musique, et donc gratuits. Sur internet, ce modèle s'était généralisé. On ne pouvait pas télécharger le nouveau tube de Beck, mais sa vidéo oui, car elle était censée faire connaître le morceau. Steve Jobs a, en somme, réussi la prouesse de vendre un objet promotionnel. Dans les mois à venir, on peut s'attendre à voir de moins en moins de vidéos disponibles gratuitement sur internet, car on n'offre plus ce qu'on a décidé de vendre.
Le sursaut des séries TV
Cette mauvaise nouvelle ne devait pas enlever au mérite des nouveaux produits de la pomme. Mais il est difficile de considérer la vente de vidéos comme un pas en avant : un iPod époustouflant, pour un modèle économique douteux, soit une très bonne nouvelle, et un nuage juste derrière.
Mais Steve Jobs a de la ressource, et il se rattrape juste après, en poussant sa blague jusqu'au bout : il y a un "one more thing" au "one more thing"... on pourra acheter sur iTunes des séries TV produites par ABC, soit par Disney. Réservée au public américain, assez limitée, cette annonce ouvre toutefois des perspectives assez immenses : il sera possible d'acheter un épisode de Lost ou de Desperate Housewives dès le lendemain de sa diffusion à la télévision, à 1.99$ seulement l'épisode ! S'il a imposé cela, s'il a imposé l'achat de vidéos, Steve Jobs imposera le reste... Il l'a dit lui-même pour conclure les annonces : "il fallait faire un premier pas, nous l'avons fait".
C'est l'impression qu'il veut donner, c'est l'impression qu'il donne : rien d'impossible, en tout cas à lui.
Photo d'ouverture : le nouvel iPod - © Christophe Abric - tf1.fr
source: tf1.fr
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Par Jean-Jacques ANDERSON
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Dimanche 18 décembre 2005
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| La Bataille de l’eau : SOS Monde assoiffé |
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| 18-12-2005 |
La Bataille de l’eau : SOS Monde assoiffé
Et si la bataille de l’eau avait bel et bien commencé ? En Occident, elle est un élément de notre vie quotidienne. Ouvrir le robinet pour se servir un verre se fait machinalement, tandis qu’ailleurs les populations sont contraintes de boire une eau dont on ne voudrait même pas pour laver sa voiture... quand il y en a ! Et lorsqu’elle existe dans les sols, les nappes phréatiques et les rivières, elle est de moins en moins accessible : trop profonde, trop chère à capter. Dès lors, elle est de plus en plus convoitée. Au même titre que le pétrole. En outre, l’explosion démographique mondiale en accentue la valeur. Même si, à la différence de l’or noir, l’or bleu est une ressource vitale pour l’homme. L’eau douce n’appartiendrait donc pas à tout le monde. Elle est devenue une source d’enrichissement pour ceux qui profitent de la définition entérinée en 2000, au premier Forum mondial de l’eau à La Haye, considérant cette ressource naturelle comme un besoin - qu’il n’est donc pas obligatoire de satisfaire - et non comme un droit. Alors se dessine un enjeu économique, politique et écologique essentiel du xxie siècle, parce que l’accessibilité de l’eau n’est contrôlée que par une poignée de pays et de compagnies, détenteurs du savoir et des infrastructures pour mieux la posséder.
L’accès à l’eau n’est pas dû à une inégalité géographique mais à une volonté politique
Mais comment l’eau a-t-elle pu passer du statut de ressource tacite de l’humanité à celui de marchandise, réservée aux populations qui ont les moyens de la capter, de la transformer et de la traiter ? Selon Sylvie Paquerot, politologue et juriste canadienne, auteur d’ Un monde sans gouvernail, enjeux de l’eau douce, « on a considéré les ressources environnementales (eau, air, biodiversité) comme non appropriables jusqu’aux années 1980. Ensuite, de façon paradoxale, ce sont les premières rencontres mondiales sur la biodiversité et le changement climatique, censées rendre plus égal l’accès aux ressources naturelles, qui ont introduit les mécanismes de marché dans la gestion de l’eau. À partir des années 1990, les instances internationales se sont inspirées du modèle de privatisation français, et elles ont confié à des compagnies expertes le développement des services de distribution et d’assainissement des pays du Sud. Cela a permis de créer des systèmes de distribution ; mais aujourd’hui, on se heurte aux enjeux de rentabilité de ces multinationales. » Aujourd’hui certains pays, comme en Afrique subsaharienne, ont soif et ne peuvent développer leur agriculture alors que l’eau existe sur leur territoire. Le Mali, par exemple, possède globalement deux fois plus d’eau que la France. À croire que l’accès à l’eau n’est pas dû à une inégalité géographique mais bien à une volonté politique de gestion, comme l’explique Jean Margat, hydrogéologue et conseiller du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) : « Il est très inégal selon la qualité du service public fourni par le pays. Malte, qui a très peu d’eau, a développé un système de dessalement de l’eau de mer qui assure les besoins de la moitié de sa population. Tandis que l’Afrique centrale a des ressources très importantes mais est mal desservie. » Alors, pourquoi ces pays se laissent-ils ainsi déposséder ? « Seuls quelques pays du Nord, comme les États-Unis ou la France, possèdent l’expertise des eaux souterraines, poursuit Sylvie Paquerot. Le Québec, lui, qui ne la possède pas, permet la captation de ses eaux sans connaître l’état de ses ressources. Alors, on peut imaginer pour les pays du Sud... » Conscient de toutes ces inégalités, l’Unesco a lancé depuis 2000 un programme mondial de recensement des nappes souterraines, afin que les ressources en eau de chaque pays soient connues publiquement, et pas uniquement des compagnies qui en assurent la gestion. « Mais la vraie question est : où va l’eau ? », résume Sylvie Paquerot. Au niveau mondial, environ 70 % de l’eau douce sont destinés à l’agriculture intensive, 20 % à l’industrie et les 10 % restants aux villes. « La demande en eau est croissante, du fait de l’explosion démographique, s’inquiète Jean Margat. Notamment dans les pays en plein développement comme la Chine et l’Inde. » La population mondiale a été multipliée par trois en cent ans, les surfaces irriguées par six et la consommation d’eau par sept. Sans compter l’immense gaspillage dans les réseaux de distribution ou les systèmes d’irrigation (la moitié de l’eau prélevée, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Pour Jean-Luc Touly, président de l’Action pour un contrat mondial de l’eau, des solutions alternatives existent. Techniques d’abord : les capteurs de brumes, la condensation, la récupération des eaux pluviales, le recyclage des eaux usées... Et financières : « On réfléchit à un impôt sur l’eau, plus qu’à un système de facturation. L’Irlande, qui fonctionne sur l’impôt, a une consommation plutôt basse par rapport à la moyenne. Au Forum alternatif mondial de l’eau (Fame), on a aussi demandé une taxe de 1 % sur les 1 000 milliards de dépenses militaires pour financer un meilleur accès à l’eau. » Cela permettrait peut-être à l’eau de ne pas toujours couler dans le même sens.
D’où vient l’eau ?
- 97,5 % d’eau salée
- 2,9% d’eau douce (69% stockée à l’état solide dans les calottes polaires ; 30% dans les nappes souterraines ; 1% dans les lacs, fleuves et rivières)
Le saviez-vous ?
Un humain est composée d’eau à 65%, une pomme de terre à 78%, une tomate à 91% et une méduse à 95%.
UN DROIT POUR TOUS ?
- 1/5 de la population n’a pas accès à l’eau potable.
- Consommation moyenne par habitant : 425 L aux États-Unis, 200 L en Europe, 15 L en Afrique alors que l’on estime les besoins vitaux d’un humain à 40 L par jour.
- 4 millions de personnes meurent chaque année de maladies transmises par l’eau, dont plus de 2 millions d’enfants atteints de diarrhées.
- 18 millions de personnes en Afrique sont victimes de l’onchocercose ou cécité des rivières, transmise par une mouche noire qui se reproduit dans les fleuves pollués.
- 2,5 milliards d’hommes ne bénéficient d’aucun service d’assainissement.
LA CONSOMMATION D’EAU AU NORD PEUT AIDER AU SUD
Financer des programmes d’accès à l’eau potable dans les pays les plus pauvres en prélevant un pourcentage insignifiant sur la facture du consommateur du Nord : c’est l’idée du Programme solidarité eau, une association née en 1984 qui a contribué à des actions dans une quinzaine de pays : un puits au Cambodge, une station d’épuration au Cameroun... « Ce sont des projets locaux, qui ne touchent pas plus d’une centaine de personnes » , explique le directeur, Pierre-Marie Grondin. Pour creuser des puits au Niger, le Programme a obtenu un financement de 34 000 € du Syndicat de la vallée de l’Orge-Aval (Essonne), qui prélève 0,01 €/m3. Une petite goutte d’eau peut faire une grande rivière : avec 0,3 cent/m3, l’énorme Syndicat des eaux d’Île-de-France parvient à consacrer chaque année 1 M€ à des actions au Sud. Depuis février 2005, la loi Oudin officialise cette pratique : elle autorise les agences de l’eau à consacrer jusqu’à 1 % de leur budget à des programmes de coopération dans leur domaine.
Marie Kock
L’eau : les prouesses humaines
1. Le transport de l’eau
Pour s’alimenter en eau, les hommes déployent des trésors d’imagination pour concevoir des systèmes hydrauliques.
Grandes civilisations et maîtrise de l’eau ont souvent été liées. À la fin de l’Empire, Rome comptait 11 aqueducs importants, capables de fournir environ 1 000 l par jour et par habitant. À Pétra, au cœur de la Jordanie, les Nabatéens développèrent un gigantesque système de collecte d’eau de source et de pluie, comprenant canalisations, réservoirs à ciel ouvert et citernes. Mais que l’eau vienne à manquer, et les civilisations les plus brillantes peuvent s’effondrer. C’est à l’ensablement de ses gigantesques citernes qu’on attribue la fin d’Angkor, brillante capitale du royaume khmer. Et la destruction du barrage de Mareb aurait suffi à provoquer le déclin du royaume de Saba, au Yémen . Au xxe siècle, l’augmentation de la population dans les zones arides a remis au goût du jour les grands projets hydrauliques. Non sans rappeler parfois les chantiers de l’Antiquité : ainsi, le colonel Kadhafi qualifie volontiers de « plus grand chantier en Afrique depuis les Pyramides » son projet de « grande rivière artificielle ». Commencé il y a vingt ans, cet aqueduc de 5 000 km devrait permettre d’apporter l’eau des nappes souterraines du Sahara jusqu’à la côte libyenne, où se concentrent 95 % de la population. Le déséquilibre est flagrant : le Sahel surpeuplé manque désespérément de pluies, et la plus grande réserve d’eau douce du globe n’est autre que l’Antarctique, inhabité. Pourquoi alors ne pas tenter de remorquer en bateau un de ces gigantesques icebergs - certains de la taille de la Corse - qui se détachent parfois du continent pour se dissoudre ensuite dans l’eau salée ? L’idée n’est pas si folle ; elle n’est pas non plus tout à fait nouvelle : déjà, en 1911, le transport d’un gros glaçon jusqu’au Chili avait été tenté. Plus récemment, c’est un ballon rempli de 38 000 m3 d’eau des monts Taurus qui a été tracté par bateau entre la Turquie et Chypre. Jugée insuffisamment efficace, l’idée a été abandonnée. Pour une autre prouesse technique : la construction d’un aqueduc sous-marin de près de 80 km entre l’île et le continent.
LE BARRAGE DU ROYAUME DE SABA
Une longueur de 720 m et une hauteur de 35 m : le grand barrage de Mareb, la capitale du royaume de Saba, dans l’actuel Yémen, qui date du viiie siècle av. J.-C., était l’ouvrage hydraulique le plus avancé de son temps. Relié à un réseau complexe de canalisations, le barrage permettait d’irriguer 70 km2 de terres arides à l’extrémité méridionale du désert des déserts qui occupe la plus grande partie de la péninsule arabe. De quoi nourrir entre 30 000 et 50 000 Sabéens. Sa destruction par une crue violente, sans doute au vie siècle apr. J.-C., serait à l’origine de la chute du royaume.

LES ARBRES FONTAINES
Un arbre magique. C’est ainsi que les habitants d’El Hierro, la plus petite des îles Canaries, considéraient le garoé, dont les feuilles captaient l’eau des brouillards. « C’est l’arbre-fontaine que l’on retrouve sur les armoiries de l’île, une sorte de totem pour les indigènes de l’archipel », explique l’hydrologue Alain Gioda. L’arbre, vraisemblablement un laurier, mourut en 1610, arraché par un ouragan, mais sa légende a perduré. Oliviers au sultanat d’Oman ou agaves aux îles du Cap-Vert, « peu importe l’espèce : ce qui fait l’arbre-fontaine, c’est un climat particulier », précise Alain Gioda. En général une crête face à la mer, où souffle un vent régulier.
LES PLUIES ARTIFICIELLES
Aujourd’hui, la chimie permet de faire pleuvoir. « On ne fait pas venir la pluie dans un ciel bleu, il faut qu’il y ait déjà des nuages. On peut aussi augmenter la quantité lorsqu’il pleut déjà », explique le spécialiste Jean-François Berthoumieu. La recette est simple : une fois les nuages adéquats détectés par radar, on envoie des avions larguer des sels hygroscopiques (un mélange de chlorure de calcium et de chlorure de sodium ou de potassium). En dehors de quelques améliorations, cette technique a été mise au point dès 1947 et est utilisée depuis plus de trente ans dans des zones arides des États-Unis.
Programme Marocain au Burkina Faso:
S'il est un domaine où la coopération Maroc-Burkina Faso sert de modèle pour nombre de pays africains, c'est bien celui du programme "Al Ghait" ou Saaga, une expérience pilote menée par des experts marocains qui s'activent depuis plus de 4 ans au Burkina afin de provoquer des pluies artificielles.
Entamé en mai 1998 grâce à l'appui technique et logistique du Maroc, ce programme consiste à mener des activités d'ensemencement des nuages aux fins d'augmenter la pluviométrie et d'atténuer ainsi l'impact de la sécheresse au Burkina Faso. Un contingent de 57 cadres et experts nationaux, accompagné de l'ensemble des moyens logistiques et techniques, a été ainsi mis à la disposition de cette opération pour laquelle de nombreux moyens ont été mobilisés, à savoir le radar météorologique, la station radiosondage, les vecteurs d'ensemencement aérien et au sol, les télécommunications et les produits chimiques.
En outre, trois spécialistes marocains ont assisté, en septembre 2004, le programme Saaga dans le domaine de la coordination des opérations et la physique des nuages. Parallèlement à ces missions, le gouvernement du Burkina Faso a demandé des stages pour son personnel afin qu'il maîtrise ce transfert de technologie et de savoir-faire en matière de provocation artificielle de pluies. C'est dans cette perspective que des sessions de formation ont été organisées au profit de sept ingénieurs et treize officiers et sous-officiers burkinabé en 1999, et six ingénieurs en 2000.
C'est aussi dans cette perspective qu'un protocole d'accord de coopération a été signé entre Rabat et Ouagadougou en février 2004 en matière d'augmentation des précipitations par ensemencement des nuages. Ce protocole d'accord vient donc consolider l'appui du Maroc à la République burkinabé dans ce domaine, et traduit la volonté des deux parties de poursuivre cette coopération exemplaire en l'inscrivant dans le long terme.
L'objectif spécifique est de consolider les acquis et de perfectionner les expériences des deux pays en matière d'ensemencement des nuages, opération qui renforce les bonnes relations de partenariat déjà existantes entre eux. L'accord porte sur le partage et la consolidation des acquis ainsi que des expériences en la matière, le développement des compétences nationales en matière d'ensemencement des nuages, la mise en place d'un cadre approprié de formation et/ou d'encadrement, outre la conduite d'activités conjointes de recherche-développement dans le cadre des programmes internationaux traitant de la modification artificielle du temps.
Le programme Saaga, qui signifie la pluie en langue nationale moore, a, de l'avis même des autorités burkinabé, connu un franc succès. Pour preuve, son impact certain sur la pluviométrie avec un apport de 850 millions de mètres cubes d'eau sur l'ensemble de la zone cible, soit 25.000 Km2 et l'augmentation des réserves des barrages de Bagre (1,84 milliard de M3 d'eau) et Kompienga qui ont atteint un taux de remplissage jamais égalé.
Suite au grand retentissement de ce programme et aux résultats largement positifs enregistrés, le Maroc avait exprimé sa disposition à contribuer à l'élaboration d'un projet de développement régional de provocation artificielle des pluies en Afrique, comme le souhaitent un certain nombre de pays ayant sollicité l'appui du Royaume eu égard à son savoir faire dans ce domaine. C'est le cas du Mali, du Cameroun, de la Gambie, de la Mauritanie et du Cap-Vert qui souhaitent tirer profit du savoir-faire du Maroc en la matière en vue de monter un programme similaire à "Al Ghait".
Le Burkina Faso, rappelle-t-on, a été le premier pays à avoir bénéficié de l'appui du Maroc pour mener des activités d'ensemencement des nuages aux fins d'augmenter la pluviométrie pour atténuer les effets de la sécheresse. Par la voix de son ambassadeur à Rabat, M. Assimi Kouanda, le Burkina avait exprimé son entière satisfaction pour la qualité de sa coopération avec le Maroc, particulièrement dans le domaine de la pluie provoquée.
Une coopération modèle au bénéfice des populations
Emettant le souhait de voir cette coopération se renforcer davantage pour faire bénéficier le Burkina de l'expérience marocaine dans le domaine de la gestion des ressources en eau, le diplomate burkinabé s'était félicité de la réussite de la politique de l'eau lancée dans le Royaume par feu SM le Roi Hassan II et poursuivie par SM le Roi Mohammed VI.
"Le Maroc, qui reçoit beaucoup moins de précipitations que la majorité des pays de l'Afrique de l'Ouest, affiche des résultats spectaculaires en matière d'irrigation et de taux d'accès des populations à l'eau potable", avait pour sa part souligné le ministre burkinabé de l'agriculture, de l'hydraulique et des ressources halieutiques, M. Salif Diallo. Le Président sénégalais M.Abdoulay Wade a de son côté déclaré que le Maroc a développé une technique qui est la provocation artificielle de pluies et que grâce à celle-ci, le Burkina Faso a eu une récolte excédentaire de 800.000 tonnes de mais.
Le coordonnateur de cette importante opération avait émis le souhait que les opérations de pluies provoquées soient institutionnalisées pour permettre au Burkina d'apprécier leur contribution à l'atténuation de l'impact des années de faible pluviométrie et leur apport au tissu économique. C'est dans cette perspective qu'une vingtaine de cadres et techniciens burkinabé ont bénéficié d'actions de formation de longue durée au Maroc, notamment dans le cadre de la coopération triangulaire impliquant des organismes de financement internationaux sur des thèmes relatifs à la gestion des ressources en eaux.
L’EAU DU FUTUR
Lieu des toutes les anticipations, la science-fiction a elle aussi réfléchi au problème de l’eau. Dans le récit post-apocalyptique de Pierre Bordage, Les Derniers Hommes, le peuple de l’eau a pour mission de trouver des sources épargnées par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques. Sylvie Denis imagine quant à elle, dans sa nouvelle Fonte des glaces, le déplacement d’un iceberg vers l’Afrique. Mais c’est la saga de Frank Herbert, le cycle de Dune, qui a le plus frappé les esprits. Elle raconte l’histoire de la planète Arrakis, où l’eau est si rare que les combattants du désert inventent le « distille »,une combinaison qui filtre leur sueur pour la transformer en eau potable.
Clotilde Warin
L’eau : une exploitation abusive
2. Le cycle de l’eau
Dans son archarnement à user des ressources à son profit, l’homme néglige l’avenir.
 L’eau ne disparaît jamais. Elle se régénère (son volume sur la Terre est à peu près le même qu’il y a 20 millions d’années). Mais parce que l’eau est un flux, un cycle (voir schéma), toutes les pollutions que l’homme lui impose circulent avec elle. Ce qui explique l’eau polluée découverte dans les glaces de l’Antarctique ou les pluies acides (polluées par les fumées industrielles et contenant de l’acide sulfurique et nitrique). La crise de l’eau se pose tant en termes de quantité que de qualité. Et de toute évidence, plusieurs phénomènes liés à l’urbanisation perturbent le cycle hydrologique. Normalement, la végétation, par évapotranspiration, apporte à l’atmosphère de la vapeur d’eau qui, quand l’air se refroidit, se condense en nuages avant d’être précipitée à nouveau sur la terre. « En réduisant la couverture végétale, on réduit le volume d’eau renouvelée, s’inquiète François Ramade, du laboratoire d’écologie et de zoologie de l’université de Paris-Sud. Le bassin du Congo, par exemple, dont la couverture végétale apportait 85 % de l’eau renouvelée, en a fait les frais : avec le déboisement, l’eau a diminué de façon impressionnante. » Autre conséquence dramatique de l’abattage des arbres : « L’eau de pluie dévale les terres sans être freinée, comme elle le devrait, par la végétation. Elle n’a plus le temps de pénétrer les nappes souterraines pour les réalimenter. Les inondations par temps de pluie sont de plus en plus fréquentes, comme les sécheresses quand les précipitations viennent à manquer. »
L’homme est comme un cycle supplémentaire ajouté à celui de l’eau
La destruction des milieux humides, l’assèchement des marais (près de la moitié d’entre eux ont été rayés de la carte depuis un siècle) ont également un impact fort sur la qualité de l’eau. « Plus l’eau circule, plus les impuretés se diluent. C’est ce qu’on appelle l’autoépuration, souligne Sylvie Paquerot dans son étude Un monde sans gouvernail, enjeux de l’eau douce. Or, on détruit les milieux humides où l’autoépuration est la meilleure, tout en réduisant le débit (assèchement, barrages, prélèvement en amont des fleuves pour l’irrigation intensive...) qui permet normalement le renouvellement de l’eau. Les pollutions déversées stagnent donc de plus en plus. » Un problème croissant à l’heure où l’agriculture intensive est dopée aux engrais. Et cette exploitation par l’homme des ressources naturelles agit à la manière d’un cercle vicieux. C’est le cas pour la mer d’Aral, au Turkménistan, que certains appellent aujourd’hui la « mare » d’Aral. Le détournement, au profit de l’irrigation des cultures, des deux fleuves qui l’alimentaient - l’Amou-Daria et le Syr-Daria - a réduit le volume du lac de deux tiers, augmenté sa salinité, rendu la pêche presque impossible et a donc poussé la population à se déplacer. Même conséquence au lac Tchad, dont la surface a réduit de 25 000 à 1 300 km2 en trente ans - une situation dramatique pour les agriculteurs, qui cultivent les sols humides émergeant au moment du retrait du lac en saison sèche. Quant aux barrages, s’ils permettent de produire de l’énergie non polluante, ils ne sont pas non plus sans conséquences : car en plus de favoriser la prolifération de bactéries, d’empêcher les migrations des poissons ou les crues, ils entraînent des déplacements massifs de populations en submergeant des vallées entières. Aujourd’hui, la construction du gigantesque barrage des Trois-Gorges en Chine (10 villes submergées, 2 millions de personnes déplacées), celui du Narmada en Inde ou le grand projet anatolien en Turquie font l’objet de campagnes internationales de dénigrement. Pour l’hydrogéologue Jean Margat, « l’homme, par ses façons de consommer l’eau, déplace son circuit ou change son état. Il est comme un cycle supplémentaire apporté à celui de l’eau ». Jusqu’à quel point l’eau pourra-t-elle supporter cette composante humaine ?
Patagonie : la défaite du géant de l’aluminium
La province d’Aysen, en Patagonie chilienne, a le double privilège d’être l’une des régions les plus arrosées au monde et l’une des moins polluées. En 1991, la multinationale Noranda, y lance le projet d’une gigantesque fonderie d’aluminium. Pour l’alimenter en électricité, six barrages allaient engloutir 100 ha de forêt primaire. Pourquoi choisir cet endroit ? La main-d’œuvre y est bon marché, et l’eau y abonde. La puissance des ríos assure une énergie peu coûteuse, d’autant que le gouvernement chilien octroie aux multinationales des droits sur les rivières et des terrains à bas prix. Le coût pour la nature aurait été beaucoup plus lourd : 700 000 t de déchets par an, sans compter les émissions de gaz toxiques. La résistance des habitants de la région a fini par payer. En 2004, après quinze ans de bataille, le président du Chili, a annoncé le gel du projet.
Marie Kock
L’eau : un enjeu de guerre ?
3. Géopolitique
Souvent frontalières, les réserves hydrauliques sont des éléments stratégiques particulièrement sensibles.
La moitié de la population mondiale dépend de l’eau de ses voisins et les deux tiers des fleuves et des nappes souterraines sont partagés entre plusieurs États. C’est au Proche-Orient que les conflits liés à l’eau sont les plus patents. Dès 1948, Israël se bat pour obtenir un accès au Jourdain. À l’issue de cette guerre, le lac de Tibériade est presque entièrement en territoire israélien, et l’État hébreu entreprend d’en conduire l’eau jusqu’au désert du Néguev par un vaste réseau de canaux. La Jordanie réplique en construisant un barrage sur le Yarmouk, un affluent du Jourdain, et la Syrie barre deux autres affluents du Jourdain. Enjeu symbolique, c’est ce réseau d’aqueducs qui sera pris pour cible en 1965 par le Fatah de Yasser Arafat.
Un traité remis en cause
Même tension autour du Nil. Si dix pays sont irrigués par ses eaux, seuls l’Égypte et le Soudan se partagent cette manne, les accords de 1959 octroyant à l’ Égypte 85 % des droits sur le fleuve, le Soudan bénéficiant des 15 % restants. Mais les pays limitrophes, confrontés à une forte augmentation de leur population, remettent en cause ce traité. L’Éthiopie, qui détient sur son territoire les sources du Nil Bleu, projette de construire un immense réservoir de 7,5 milliards de m3. En 2003, ce fut au tour du Kenya de se rebeller contre ce quasi-monopole, en autorisant les paysans luo à puiser dans le lac Victoria. En 2004, la Tanzanie a lancé un énorme projet d’aqueduc à partir du même lac. Pourtant, depuis 1999, l’« initiative du bassin du Nil » tente de faire parvenir ces pays riverains à un accord. Mais l’Égypte traîne les pieds et n’hésite pas à déstabiliser les États qui menacent sa domination, en soutenant par exemple des mouvements armés en Éthiopie.
USA/ MEXIQUE
Le détournement du Colorado
Le développement de l’Ouest américain s’est fait grâce à l’eau du fleuve Colorado qui, s’il avait continué sa route, arriverait jusqu’au Mexique. D’abord retenu dans un barrage géant, le Glenn Canyon, le reste du grand fleuve est une fois encore détourné, juste avant la frontière mexicaine, avec le barrage Imperial Dam. Les Mexicains, en plus de ne recevoir qu’une petite partie des eaux du fleuve, sont confrontés également à des problèmes de salinité élevée.
MAURITANIE/ SENEGAL
La question de la sécheresse
Les deux pays sont en guerre depuis toujours pour savoir à qui appartient le fleuve Sénégal. En 1989, la sécheresse avait envenimé les choses : les Mauritaniens avaient occupé les terres fertiles de la rive sénégalaise. Les Sénégalais ont finalement récupéré leurs terres, mais les tensions sont encore vives et pourraient se transformer rapidement en conflit armé.
TURQUIE/ IRAK/ SYRIE
Le projet anatolien
La Turquie dispose de 26 bassins fluviaux, alimentés majoritairement par le Tigre et l’Euphrate. Depuis 1980, elle s’est lancée dans la construction du grand projet anatolien (GAP), un gigantesque complexe hydraulique doté d’une vingtaine de barrages, qui inclut le cinquième barrage du monde, le barrage Atatürk (entré en service en 1992). Prévu pour être achevé au minimum en 2010, le GAP devrait entraîner une diminution de 40 % du débit de l’Euphrate pour la Syrie et de 90 % pour l’Irak. Les eaux inonderont une superficie de 73 000 km2 sur une hauteur de 179 m. 4 100 villages et 5 150 petites localités, pour la plupart kurdes, seront rayés de la carte. Le projet menace également d’engloutir des sites archéologiques prestigieux, dont l’antique cité de Zeugma.
ISRAEL
Le contrôle du Jourdain
C’est encore l’eau qui est au centre de la guerre des Six Jours : après sa victoire, l’État hébreu contrôle désormais tout le cours du Jourdain. En occupant la Cisjordanie, Israël peut dès lors utiliser la nappe aquifère de Judée-Samarie, tout en interdisant aux Palestiniens d’y construire des puits. Depuis cette date, l’eau est déclarée « ressource stratégique sous contrôle militaire ».
L’eau : une responsabilité à assumer
4. Le cas de la France
En dépit des recommandations européennes, la France semble prendre à la légère la nécessité d’impliquer les acteurs majeurs de la pollution.
 La France est à la traîne. Depuis huit ans, la révision de la loi sur l’eau est en chantier. Afin de répondre aux exigences d’une directive européenne d’octobre 2000, nettement plus soucieuse de l’environnement que la législation française en vigueur, le texte devrait être voté début 2006 par l’Assemblée nationale. Mais déjà, défenseurs de l’environnement et associations de consommateurs s’inquiètent. « La loi sur l’eau a été torpillée par un lobby très puissant : les agriculteurs », dit, énervé, Roberto Epple, président de l’association SOS Loire vivante. Rien d’étonnant : le secteur agricole est le plus fort consommateur d’eau en France (70 %) et le responsable de plus de la moitié de sa pollution. Et selon le nouveau projet, il ne financerait pas plus de 4 % de la dépollution. Écarté du texte, le fameux principe « pollueur, payeur » !
La moitié des eaux françaises pourrait ne pas atteindre le « bon état » écologique La situation française n’est pourtant pas des plus roses, comme le montre une étude du Muséum national d’histoire naturelle, menée par Jean-Claude Lefeuvre, expert en biodiversité, et rendue publique en juin dernier. Selon elle, entre un quart et la moitié des eaux françaises pourraient, en 2015, ne pas atteindre le « bon état » écologique requis par la législation européenne. Les nitrates, notamment, continuent d’empoisonner les eaux bretonnes : un tiers d’entre elles en contiennent plus de 50 mg par litre, le double du seuil européen. « Il est scandaleux que les nitrates ne soient pas taxés par le projet de loi sur l’eau sous prétexte que cela coûterait trop cher aux agriculteurs », s’insurge Martin Arnould, du WWF. Même inquiétude sur les pesticides, que l’on trouve aujourd’hui dans 75 % des eaux de surface et 57 % des eaux souterraines. « Le montant des taxes sur les pesticides prévu par la loi est dérisoire », remarque Martin Arnould avec regret. Pire, selon le rapport du Muséum, à ces poisons « classiques » s’ajouteraient des micropolluants, comme la dioxine ou les antibiotiques, qui n’ont pas été pris en compte en France. Bien que, là encore, l’Europe le demande. Mauvaise élève sur la qualité, la France est aussi championne du gaspillage : seulement 2,5 % de l’eau potable est réellement utilisée pour boire et cuisiner. De nouveau au banc des accusés, l’agriculture, qui pompe sans compter l’eau des nappes fossiles, par définition non renouvelables. Des réserves naturelles, comme la Camargue ou le Marais poitevin, sont en voie d’assèchement, victimes de la surconsommation des cultures irriguées, tel le maïs. La France a déjà été condamnée à cinq reprises par la Cour de justice européenne pour des manquements dans le domaine de l’eau. Si la loi sur l’eau est adoptée telle quelle, ce sont les amendes qui risquent de pleuvoir.
DES GESTES POUR ÉCONOMISER L’EAU
- Boire l’eau du robinet parfaitement potable, sauf avis contraire de la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale.
- Prendre une douche plutôt qu’un bain ; une douche de 4 à 5 min consomme 30 à 40 l d’eau et un bain, 150 à 200 l.
- Ne pas faire couler l’eau en continu lorsqu’on fait la vaisselle ; l’usage d’un lave-vaisselle de classe énergétique A, tournant à pleine charge et en programme éco, est plus économique.
- Utiliser un verre lors du brossage des dents ; 10 000 l d’eau sont gaspillés chaque année.
- Traquer les fuites d’eau qui sont à l’origine d’un gaspillage de 20 % de notre consommation.
- Adopter des chasses d’eau à deux types de débit.
- Arroser son jardin en été à la tombée du jour. Sous la chaleur du soleil, 60 % de l’eau s’évapore avant d’avoir été absorbée par les plantes.
- Lorsque l’on voyage, utiliser avec modération l’eau potable ; un touriste, dans un hôtel en Afrique, consomme 7 à 10 fois plus d’eau pour se laver qu’un habitant local pour arroser son champ et nourrir sa famille.
Source : Petit Livre Vert pour la Terre, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et l’Ademe.
À LIRE
Atlas mondial de l’eau, Salif Diop et Philippe Rekacewicz, Autrement, 2003. L’Or bleu. L’eau, le grand enjeu du xxie siècle, Maude Barlow et Tony Clarke, Fayard, 2002.
Un monde sans gouvernail, enjeux de l’eau douce, Sylvie Paquerot, Athéna éditions, 2005.
Sites Connexes:
Sauvons le BaoBolon: http://www.baobolon.com
Unesco : http://www.unesco.org/water
Webmagazine de l’association H2O : http://www.h2o.net
Portail La planète bleue : http://eau.apinc.org/
Office international de l’eau : http://www.oieau.fr
Bilan du projet de loi sur l’eau : en cliquant sur « Eau et milieux aquatiques », http://www.ecologie.gouv.fr
Clotilde Warin
source: Ushuaïa
Photos: Didier Euzet TU5EX 2004 (Région du BaoBolon au Sénégal) www.baobolon.com
La bataille de l'eau, le défi du 21e siècle
L'eau, élément essentiel à l'homme pour sa survie, est au cœur d'enjeux cruciaux en ce début de 21e siècle. Si en Occident, l'accès à l'or bleu est maîtrisé, il reste un problème majeur dans beaucoup de pays. Explications du magazine Ushuaïa.
Et si la bataille de l'eau avait bel et bien commencé ? En Occident, le geste d'ouvrir le robinet pour se servir un verre d'eau potable, prendre une douche ......se fait machinalement, sans même y penser tandis que dans d'autres pays, les populations sont contraints de boire une eau dont on ne voudrait même pas pour laver notre voiture.L'eau n'appartiendrait donc pas à tout le monde et serait même devenue une source de profits juteux pour certains, profitant de la conception de l'eau, entérinée en 2000 au premier Forum mondial de l'eau à la Haye où cette ressource naturelle est considérée comme un besoin (qu'il n'est donc pas obligatoire de satisfaire) et non comme un droit.
Aujourd'hui, certains pays, comme ceux d'Afrique subsaharienne, se retrouvent à avoir soif ou à ne pas pouvoir développer leur agriculture alors que l'eau existe sur leur territoire. Le Mali, par exemple, possède globalement deux fois plus de ressources en eau que la France, mais les Maliens ne peuvent y accéder convenablement. Selon Jean Margat, hydrogéologue, vice-président du Plan Bleu et conseiller du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), "l'accès à l'eau est, selon lui, très inégal selon la qualité du service public fourni par le pays".
Recenser les nappes souterraines
Alors, comment comprendre pourquoi les pays, qui ont pourtant de l'eau sur lur territoire, se laissent déposséder de cette richesse ? "Seuls certains pays du Nord, comme les Etats-Unis ou la France, possèdent l'expertise des eaux souterraines, selon Sylvie Paquerot, politologue et juriste canadienne. Le Québec, par exemple, qui ne la possède pas, permet la captation de ses eaux sans connaître l'état de ses ressources. Alors, on peut imaginer pour les Pays du sud..." Plus aberrant encore, le cas de l'Afrique où certaines compagnies privées puisent l'eau dans les nappes phréatiques pour la revendre en bouteilles aux populations locales, alors que dans les quartiers riches, les habitants ont l'eau courante, qu'ils paient moins chère que celle revendue dans la rue aux familles non raccordées au réseau de distribution. Conscient de toutes ces inégalités, l'Unesco a lancé depuis 2000 un programme mondial de recensement des nappes souterraines afin que les ressources en eau de chaque pays soient connues publiquement, et pas uniquement des compagnies qui assurent la gestion de l'eau.
Mais "La vraie question est : ‘où va l'eau ? ‘", résume Sylvie Paquerot. Au niveau mondial, 65 à 70% de l'eau douce est destinée à l'agriculture intensive, 20 à 25 % à l'industrie et les 10% restant aux villes. La population mondiale a été multipliée par 3 en cent ans, les surfaces irriguées par 6 et la consommation en eau par 7. Sans compter l'immense gaspillage en eau, perdue dans les réseaux de distribution ou les systèmes d'irrigation.
Enquête réalisée par Marie Kock
Pour en savoir plus, retrouvez le N° 7 du magazine Ushuaïa chez votre marchand de journaux ou sur www.ushuaiamagazine.com
Semaine mondiale de l’eau
Lac Tchad réserve naturelle en voie de disparition ?
 Le Lac Tchad s'évapore progressivement. Depuis 40 ans, il s'est déjà divisé par cinq. La croissance démographique, le développement des activités agropastorales et la désertification ont entraîné une dégradation préoccupante de la faune et la flore.
«Regardez, là, il apparaît. Il ne faut pas trop s'approcher car il a grièvement blessé un enfant la semaine dernière», Abdallah Younous, chef de l'inspection forestière à Bol, préfecture du lac Tchad, désigne un hippopotame qui affleure à une cinquantaine de mètres de la rive.
Les paysans s'attroupent. Les deux pêcheurs ramant sur leur pirogue à proximité ne semblent pas s'émouvoir de cette brusque apparition. Ils savent se tenir à bonne distance du mammifère qui «n'est agressif que si on l'attaque», assure un villageois
L'hippopotame fait partie des espèces partiellement protégées depuis la loi sur la faune de 1963. Selon les estimations du ministère de l'Environnement, un tiers des hippopotames a disparu depuis «les Evénements» (nldr: la guerre civile des années 80 au Tchad). Dans le bassin du lac Tchad, de nombreux dangers guettent les espèces protégées telles que l'hippopotame, le caïman ou la loutre. Si l'on exclut le braconnage, qui s'est aggravé avec la circulation des armes à feu depuis 20 ans, l'assèchement du lac constitue un autre souci majeur pour la préservation de la faune et de la flore.
Des conséquences sur l'écosystème
Depuis quarante ans, le lac est en effet passé d'une surface de 25 000 à 5000 km2. En cause, la diminution de la pluviosité accentuée par de graves sécheresses dans les années 80. D'après certaines prévisions climatiques de la NASA, au rythme actuel, le lac pourrait disparaître d'ici une vingtaine d'années. Ce scénario, considéré par beaucoup comme «catastrophiste» est en tout cas exemplaire d'une situation de plus en plus préoccupante qui a des conséquences sur l'écosystème.
La désertification a contraint de nombreux éleveurs, venus notamment du Nigeria, à migrer vers la région du lac et à s'adonner aux activités agro-pastorales. La densification des cultures de décrue provoque des conflits de plus en plus fréquents avec les espèces protégées en question. «Ils détruisent toutes nos semences», gémit un habitant du village situé à une vingtaine de mètres de la rive. «C'est vous qui êtes venus envahir son environnement», lui réplique le chef de l'inspection forestière sans trop y croire. «Ils disent cela pour encourager l'abattage des hippopotames, soupire-t-il. Cela leur fait de la viande et ils peuvent continuer à cultiver tranquillement».

«L'activité de 80% de la population du lac tourne autour de la pêche».
(Photo: Stéphanie Braquehais/RFI)
Des cultures qui ne font qu'accentuer la réduction du lac, car les besoins en irrigation sont de plus en plus pressants à mesure que les surfaces cultivées s'étendent. Autre conséquence, la disparition de nombreuses espèces de poisson. «L'activité de 80% de la population du lac tourne autour de la pêche», explique Maïdé Galmaye Sahanaye, directeur des pêches N'djaména. Or, un nombre croissant de pêcheurs utilise des filets prohibés. Les petites mailles retiennent des carpillons d'à peine deux centimètres qui auraient pu grandir !»
Pour toutes ces raisons, la Commission du Bassin du lac Tchad, créée en 1964 et qui regroupe les Etats riverains (Tchad, Niger, Nigéria, Cameroun et désormais RCA), étudie actuellement un projet de transfert des eaux du bassin du Congo (Oubangui-Chari) vers le bassin du lac Tchad. Soit un transfert sur 1 350 km de long ! Un projet considérable dont il faut au préalable évaluer les conséquences. Quels seront les effets sur la biodiversité : comment réagiront les nouvelles espèces de poisson ? Ne doit-on pas craindre un drainage des sols qui entraînerait une sédimentation excessive dans le fond du lac ? Enfin, il faut s'assurer que le tracé ne détruira pas des sites protégés, ni n'entamera la stabilité des sols.
Stéphanie Braquehais

D'après certaines prévisions climatiques de la NASA, au rythme actuel, le lac pourrait disparaître d'ici une vingtaine d'années.
(Source : NASA / Visible Earth)
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Par Jean-Jacques ANDERSON
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Publié dans : DEFIS DU SIECLE
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Jeudi 8 décembre 2005
4
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10:11
Par Jean-Jacques ANDERSON
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Publié dans : Sites de rencontres
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Jeudi 8 décembre 2005
4
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/2005
09:47
Business - Le marché mondial de la carte à puce poursuit sa concentration, avec la création de Gemalto. Une entité née de la fusion des fabricants Gemplus et Axalto, leaders sur le segment de la carte SIM pour téléphone mobile.
Les fabricants Gemplus et Axalto vont fusionner leurs activités pour créer le numéro un mondial de la carte à puce: Gemalto. Les conseils d'administration des deux sociétés se sont unanimement prononcés le 7 décembre en faveur d'un projet de fusion amicale.
«Les efforts combinés dans le domaine de la recherche et du développement, des ventes et du marketing, devraient permettre de créer une structure performante pour développer de nouveaux marchés», indiquent les deux fabricants. «En outre, la nouvelle entité bénéficiera d'une meilleure visibilité sur les marchés financiers.»
Axalto et Gemplus sont les deux plus gros fabricants mondiaux de cartes à puce avec respectivement: 24,2 et 21,8% de parts de marché en 2004, selon le cabinet d'études Frost & Sullivan.
Ils sont suivis par l'allemand Giesecke & Devrient (G&D) avec 16,1%; le français Oberthur Card Systems avec 10,1%; et l'allemand Orga, racheté en septembre par Sagem Défense Sécurité, avec 6,4%.
«Le phénomène de concentration se poursuit dans le secteur», commente pour ZDNet.fr Florence Gras, secrétaire général de l'association Eurosmart, qui réunit les fabricants européens de cartes à puce.
Elle rappelle qu'il a démarré en 1999, lorque Oberthur a racheté la division carte du britannique De La Rue, pour donner naissance à la société Oberthur Card Systems. En 2001, c'est Schlumberger qui reprend la division Bull CP8 pour créer Axalto. Enfin, en avril dernier, Gemplus a racheté le finlandais Setec, et en septembre Sagem s'est offert l'allemand Orga.
Les cartes SIM représente 72% du marché
Axalto et Gemplus produisent surtout des cartes à puce pour la téléphonie mobile (les cartes SIM). «Plutôt que de se battre entre eux, cette opération va notamment permettre aux deux acteurs de partager leurs activités de recherche et développement», nous a déclaré Anoop Ubhey, analyste chez Frost & Sullivan. «Ils seront ainsi mieux à même de répondre à la demande croissante en cartes SIM capables de gérer les droits d'accès aux nouveaux contenus multimédias pour téléphones mobiles.»
Le marché de la carte à puce, une invention française, est en effet principalement axé autour des cartes SIM. Selon les dernières statistiques d'Eurosmart, la téléphonie mobile occupe 72% du marché en 2005, suivi des cartes de crédit (18%). Très loin derrière viennent notamment les cartes d'identité électronique et de santé (1%), et les cartes de décodeurs de télévision (moins de 0,1%).
Cette année, 1,8 milliard de cartes à puce devraient être écoulées, soit une croissance de 23% par rapport à 2004.
L'opération de fusion Gemplus-Axalto, dont l'échéance n'a pas été communiquée, prendra la forme d'une offre d'échange de 2 actions Axalto pour 25 actions Gemplus, accompagnée d'une distribution de 0,26 euro par action versée aux actionnaires de Gemplus préalablement à l'offre. Cette distribution représente un montant d'environ 163 millions d'euro sur la base du nombre d'actions actuellement en circulation de Gemplus.
Les actionnaires de Gemplus détiendront 55,4% du capital du nouvel ensemble, qui sera dirigé par les deux patrons actuels, Alex Mandl, P-DG de Gemplus et Olivier Piou, directeur général d'Axalto.
La prévision du chiffre d'affaires cumulé de Gemalto en 2005 devrait être de 1,8 milliard d'euro. Il emploiera quelque 11.000 collaborateurs.
Par Jean-Jacques ANDERSON
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Publié dans : HIGH TECH
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Mardi 6 décembre 2005
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| Utilitaires |
| 01-12-2005 |
Project Neon est une applicatoin de partage de média en ligne qui utilise les technologies de réseaux distribués pour vous permettre de partager des fichiers d'images, de son et de vidéos sur le Web. Ici, pas question de permettre de transférer les DivX d'un poste à un autre, à cinq mille kilomètres de distance. Seul le streaming est autorisé, et la taille des vidéos est automatiquement réduite pour permettre une diffusion rapide et sans coupure.
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